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Emotion, intelligence et accompagnement socio-éducatif

  • Photo du rédacteur: Malory Le Poittevin
    Malory Le Poittevin
  • 14 févr.
  • 3 min de lecture

Avez-vous déjà entendu parler d’intelligence émotionnelle ?


Avant d’aller plus loin, il me semble important de définir chaque notion indépendamment de l’autre.


D’abord, les émotions : qu’est-ce que c’est ?

Une émotion c’est, de par son étymologie, ce qui nous meut, nous fait avancer vers un objectif. Une émotion nous anime et nous met en mouvement : c’est un moteur, une réaction de l’organisme à un événement extérieur.

Paul Ekman, psychologue et pionnier dans l’étude des émotions, affirme qu’il y a six émotions de base : la joie, la tristesse, le dégoût, la peur, la colère et la surprise. Les émotions secondaires ou mixtes sont constituées de mélanges d’émotions de base. C’est par exemple le cas de la honte qui réunit peur et colère. La liste des émotions secondaires est longue et comporte notamment l’amour, la haine, la méfiance, l’enthousiasme ou la culpabilité par exemple.


Qu’en est-il de l’intelligence ?

L’intelligence est un concept encore difficile à définir aujourd’hui tant cette notion fait débat dans le domaine scientifique.

Je choisis de mettre en avant la théorie de l’intelligence multiple. Celle-ci suggère qu’il en existe plusieurs types comme l’intelligence linguistique ou la logico-mathématique par exemple. Les intelligences œuvrent toutes vers une amélioration des capacités d’adaptation de l’individu dans sa vie personnelle ou professionnelle.



Dans les années 90, Peter Salovey et John Mayer ont introduit la notion d’intelligence émotionnelle reprise et popularisée par Daniel Goleman :


Cette intelligence se définit par la capacité à :

  • identifier les émotions,

  • comprendre comment elles fonctionnent et se manifestent,

  • réguler les émotions et apprendre à les utiliser et les exprimer de manière appropriée.


La régulation des émotions en est une forme d'aboutissement : c’est un équilibre à trouver pour vivre nos émotions sans qu’elle nous submerge et nous empêche.

Selon ces spécialistes, les relations entre l’esprit, le corps et les émotions semblent avoir été démontrés : on se rétablit ou on guérit mieux si une émotion comme le stress ou l’angoisse est accueillie et régulée par exemple.

Les étapes d’identification et de compréhension des émotions sont primordiales pour y parvenir.


L’intelligence émotionnelle (IE) se composent de différents piliers :

  • La conscience de soi est la capacité à reconnaître et à nommer ses propres émotions comme base de l’IE.

  • La maîtrise de soi est l’aptitude à réguler et à contrôler ses propres émotions. Par exemple lors de conflits. Se maîtriser, c’est éviter les réactions impulsives et trouver des réponses réfléchies et mesurées.

  • La motivation est liée à l’origine du mot « émotion », elle est une énergie qui nous met en action vers l’atteinte d’objectifs ou de rêves.

  • L’empathie qui est cognitive lorsqu’on cherche à comprendre ce que ressent l’autre, qui est émotionnelle lorsqu’il y a la résonance des émotions des autres chez soi, qui est compassionnelle lorsqu’elle suscite une réaction bienveillante. L’empathie permet de s’adapter aux autres et de créer des liens et de la coopération.

  • Les aptitudes sociales désignent l’ensemble des compétences qui permettent de gérer et d’organiser efficacement les interactions et les relations.


L’intelligence émotionnelle est une notion qui nous concerne tous et qu’on peut développer tout au long de notre vie.



En tant qu’éducatrice spécialisée, je propose des ateliers de groupe qui abordent les notions précédentes. J'élargis aux compétences psychosociales (CPS) en fonction des besoins de chacun. Lors de suivis individualisés, il est fréquent d’accompagner des personnes ayant pour objectif de développer certains de ces piliers. En effet, ceux-ci peuvent être impactées par différents troubles, maladies ou traumatismes par exemple. Il est important d’y porter attention et d’accompagner ce travail lorsque la personne en a besoin.


Différents outils peuvent être utilisés comme support socio-éducatif : le jeu, les sorties culturelles au théâtre ou à la bibliothèque, la photo-expression ou le travail de groupe par exemple.


Aussi, les besoins ne s’arrêtent pas à cela, les difficultés des personnes accompagnées sont souvent complexes et diversifiées. En tant qu’éducatrice spécialisée exerçant en libéral, je suis attentive au développement et à la préservation des liens professionnels que j’entretiens avec mes partenaires et mon réseau professionnel. Le travail pluridisciplinaire est une ressource nécessaire. Cela fait sens dans la pratique professionnelle des travailleurs sociaux habitués à collaborer.




Pour information :

 
 
 

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